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BWT Alpine Formula One Team a bouclé à Abu Dhabi un week-end sans éclat, marqué par une double dernière place en qualifications comme en course.
Mais au-delà du résultat brut, c’est une page d’histoire qui se tourne : celle du moteur Renault, qui disputait sa toute dernière course en Formule 1 après cinquante ans de présence.
BWT Alpine Formula One Team : Essais libres 1 & 2
Dernier vendredi de la saison pour BWT Alpine Formula One Team, sur le circuit de Yas Marina, et dernier galop d’essai pour l’Alpine A525 avant le couperet des qualifications. Si Franco Colapinto s’est illustré en début de journée avec un temps compétitif en EL1, Pierre Gasly n’a pas trouvé l’adhérence nécessaire en conditions nocturnes. Au total, les trois pilotes alignés ce vendredi ont couvert 113 tours (628 kilomètres), mais sans révéler une base de performance suffisamment solide pour viser le top 10 à ce stade du week-end.
La première séance avait pourtant laissé entrevoir quelques signaux encourageants. Franco Colapinto s’est immédiatement montré à l’aise dans la chaleur de l’après-midi, signant le 10e temps (1’24’’855) et profitant d’un comportement prévisible sur les composés médiums C3.




Paul Aron, pour sa cinquième participation à une séance d’Essais Libres 1 cette saison — la troisième avec BWT Alpine Formula One Team —, a bouclé 27 tours et terminé 13e en 1’25’’204. Le jeune pilote estonien, qui n’avait plus roulé depuis plus d’un mois, a complété l’intégralité du programme prévu par l’équipe. Son retour technique a permis d’orienter les premières décisions de réglage sur les longs relais. Malgré un relais en pneus tendres qui n’a pas permis de tout exploiter, son rythme global s’est révélé satisfaisant.




Mais lors des Essais Libres 2, disputés sous les projecteurs dans des conditions proches de celles de la course, le niveau de performance global a nettement reculé. Pierre Gasly, de retour en piste après avoir cédé son baquet en EL1, s’est retrouvé en difficulté sur les composés tendres C4 et C5. Le Français n’a jamais trouvé de fenêtre d’adhérence optimale, terminant avec le 20e temps en 1’24’‘963. Franco Colapinto, lui aussi en retrait, a dû se contenter du 19e chrono (1’24’’771), en décalage avec son niveau de performance initial.
Un manque d’équilibre évident sur les relais rapides
Les deux pilotes ont relevé un manque de constance dans l’équilibre général de la voiture, avec un comportement en perte de grip et une instabilité marquée dans les enchaînements lents du dernier secteur. L’Alpine A525 s’est montrée imprévisible sur les freinages appuyés et difficile à exploiter sur les phases d’accélération, en particulier en pneus tendres. Plusieurs ajustements testés entre les deux séances n’ont pas permis d’inverser la tendance, et les performances sont restées insuffisantes à la tombée de la nuit.



L’analyse des données issues des 113 tours couverts — 56 pour Colapinto, 30 pour Gasly, 27 pour Aron — sera cruciale pour affiner les réglages avant la dernière séance d’essais et les qualifications. L’équipe devra comprendre la perte de performance constatée entre les deux séances, ainsi que l’incapacité de la monoplace à exploiter les composés les plus tendres dans la plage de fonctionnement optimale.
BWT Alpine Formula One Team : Qualifications
BWT Alpine Formula One Team abordait la dernière séance qualificative de la saison 2025 avec une volonté affichée de progresser, après une entame de week-end difficile vendredi. Malgré les ajustements opérés sur l’Alpine A525 durant la nuit, l’écart persistant avec le peloton n’a pu être comblé, et les deux monoplaces se sont une nouvelle fois retrouvées en fond de grille.




Sur un circuit de Yas Marina baigné par les projecteurs et une température de piste en baisse, Pierre Gasly a tout tenté lors de son dernier tour lancé en pneus tendres. Son premier chrono ayant été effacé pour non-respect des limites de piste, le Français n’avait plus droit à l’erreur. Son ultime tentative, propre et appliquée, s’est soldée par un temps de 1’23’’468, insuffisant néanmoins pour franchir le cap de la Q1. Il s’élançait 19e.
Du côté de Franco Colapinto, l’apprentissage se poursuivait dans des conditions exigeantes. Malgré quelques ajustements de réglages en amont de la séance, le pilote argentin n’est pas parvenu à extraire la quintessence de son A525. Son tour rapide, bouclé en 1’23’’890, le plaçait à la 20e et dernière position sur la grille de départ.
Ils ont dit
Pierre Gasly – 19e
« Nous avons fait un gros travail cette nuit pour améliorer la voiture et nous avons le sentiment d’avoir franchi un cap par rapport à hier. La monoplace était bien réglée, mais le résultat reflète objectivement notre niveau de performance sur ce circuit.
Les qualifications ont été serrées de bout en bout, mais il nous manque un ou deux dixièmes face à nos concurrents ce week-end. Nous avons dû tout donner lors de notre ultime tentative en gommes tendres, car notre premier temps avait été supprimé pour non-respect des limites de piste. J’étais satisfait de mon dernier tour, tout s’est bien enchaîné et c’était vraiment tout ce que nous pouvions faire. Demain, ce sera la dernière course de la saison.
Ce sera également la dernière avec nos collègues de Viry, côté moteur. Je leur suis extrêmement reconnaissant pour tout ce qu’ils ont fait, en particulier durant ma carrière chez Alpine. Nous allons tout donner pour eux et nous verrons notre résultat. »
Franco Colapinto – 20e
« Les difficultés d’hier se sont malheureusement prolongées aujourd’hui. Je pense que Pierre a trouvé davantage de rythme et a fait un meilleur travail que moi. Nous avons apporté quelques changements qui ont fait une différence, mais je ne me suis pas encore senti totalement à l’aise.
J’étais plutôt bien en début du week-end, et nous devons comprendre pourquoi nous n’avons pas réussi à progresser autant que les autres au fil des séances. Nous nous sommes mis beaucoup de pression dans notre dernier tour en raison des limites de la piste, ce qui était de ma faute. Il y a plusieurs endroits sur ce circuit où l’on est vraiment à la limite, et les écarts sont tellement infimes qu’il faut attaquer, au risque de perdre du temps.
Nous devons travailler dur cette nuit et donner notre maximum demain.
Ce sera une journée importante pour toute l’équipe avec la dernière course de Viry. Nous ferons tout pour essayer de leur offrir un bon résultat. »
Course : un dernier adieu pour Viry, sans résultats
Ce dimanche à Abu Dhabi, la Formule 1 a refermé un chapitre chargé d’histoire. Et dans ce silence pesant des derniers tours, c’est bien plus qu’une saison qui s’est achevée pour BWT Alpine Formula One Team. C’est un adieu. Celui d’un moteur, celui d’une âme. Le moteur Renault, après 772 Grands Prix, a tiré sa révérence. Sans fanfare, sans éclat, mais avec une profonde tristesse. Et une immense gratitude.




En piste, l’émotion n’a pas suffi à inverser une tendance implacable. Les Alpine A525 ont bouclé leur ultime course de l’année aux deux dernières positions, à un tour du vainqueur. Pierre Gasly 19e, Franco Colapinto 20e : une issue cruelle, presque injuste, tant l’envie de finir sur une note plus digne de l’histoire de Viry-Châtillon était palpable. Les choix stratégiques, les rares opportunités, rien n’a permis de remonter un peloton qui s’était déjà éloigné.
Mais ce dimanche ne se résumait pas à un classement. Il y avait, sur les flancs de la monoplace, ce “Merci” discret mais bouleversant. À peine lisible, mais impossible à ignorer pour ceux qui connaissent la valeur humaine et technique de ce qu’il représente. Ce simple mot, en noir sur le bleu Alpine, résumait cinquante ans d’engagement, de sueur, d’innovations et de victoires. Renault s’en va, sans bruit, mais non sans laisser une trace indélébile.


À Viry-Châtillon, c’est une génération entière de motoristes qui voit s’éteindre son œuvre. Des titres mondiaux avec Williams et Red Bull, des triomphes à Monaco, à Silverstone, à Monza, des courses dantesques, des envolées mécaniques, des nuits blanches pour trouver un dixième, une fiabilité, un souffle de plus. Tout cela a vécu son dernier tour. Et dans le box Alpine ce dimanche, les regards n’étaient pas tournés vers les écrans. Ils regardaient derrière, vers ce qu’on laisse, vers ce qu’on ne pourra jamais remplacer.
La transition vers Mercedes, dès 2026, est un choc assumé, mais elle sonne comme une rupture. Alpine continuera, bien sûr. Mais ce ne sera plus vraiment pareil. Plus de moteur “maison”, plus d’ADN Viry dans le cœur de la bête. Le bleu perd son sang jaune.
Cette saison 2025, conclue à la 10e et dernière place du championnat Constructeurs avec seulement 22 points, aura été longue et éprouvante.
Douloureuse même. Mais elle se termine sur un souvenir plus vaste : celui d’un héritage qui dépasse les résultats. Celui d’un adieu à l’un des piliers techniques les plus emblématiques de l’histoire de la F1 moderne.
Il faudra maintenant reconstruire. Avec humilité, patience et exigence. Le moteur Mercedes apportera peut-être une performance retrouvée, mais il ne portera plus l’accent de Viry. L’équipe devra apprendre à écrire sans son cœur d’origine.
Car un jour, peut-être, on recommencera à rêver. Mais ce soir, à Abu Dhabi, c’est le moteur Renault que l’on pleure.

Source : BWT Alpine Formula One Team




je pense qu’avec un moteur Mercédès il ne faut plus appeler l’écurie Alpine je pense à BTW mercédès
I suggest Alpine return to competing in the World Rally Championship (WRC), which it *won* in the series’ inaugural year of 1973!