Team, Alpine Endurance Team, Alpine A424 #35, Hypercar, Ambience During The Lone Start Le Mans 6H Of Cota, 5Th Round Of 2026 Fia World Endurance Championship, From September 3 To 6, 2026 In Austin, Usa- Photo Mch Photography Team, Alpine Endurance Team, Alpine A424 #35, Hypercar, Ambience During The Lone Start Le Mans 6H Of Cota, 5Th Round Of 2026 Fia World Endurance Championship, From September 3 To 6, 2026 In Austin, Usa- Photo Mch Photography

Alpine Endurance Team savoure son premier podium de la saison WEC 2026 à Austin

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Texas, 6 septembre 2026. Il aura fallu attendre la cinquième manche de la saison et une soirée à 36 degrés sur le tarmac du Circuit of the Americas pour qu’Alpine Endurance Team goûte enfin au champagne.

Troisième avec la #35, cinquième avec la #36 : le bilan comptable est excellent, même s’il porte en lui un goût d’inachevé. Car pendant un tour et onze centièmes, l’Alpine A424 n°35 a roulé en deuxième position sur la piste. Une pénalité de cinq secondes, infligée pour un relâchement dangereux au dernier arrêt au stand, en a décidé autrement.

Une Hyperpole entrée dans l’histoire

Il faut remonter à la veille pour comprendre le potentiel affiché par Alpine ce week-end. Samedi après-midi, l’Hyperpole du Lone Star Le Mans a livré l’un des tours de qualification les plus resserrés que le WEC ait connus en 106 épreuves : quatre voitures, quatre constructeurs différents, séparées par cinq centièmes de seconde. Antonio Giovinazzi avait signé la pole sur Ferrari #51 en 1’52.445, exactement le même chrono que Jack Aitken sur la Cadillac #38 — la priorité chronologique ayant tranché en faveur de l’Italien.

Entre les deux, Charles Milesi. Le pilote français, souvent décisif dans l’exercice du tour lancé cette saison, a placé la #35 en troisième position avec un 1’52.474, à seulement 29 millièmes de la pole. Harry Tincknell, sur l’Aston Martin #007, complétait ce quatuor à 50 millièmes de Giovinazzi. Victor Martins, dans sa première saison complète en Hypercar, confirmait la bonne forme du constructeur français en qualifiant la #36 en sixième position, à 441 millièmes.

Ce résultat n’avait rien d’un coup de chance. La veille, en Essais Libres 3, les deux A424 s’étaient montrées volontairement en retrait — douzième et quatorzième temps, à plus d’une seconde de la tête — pour privilégier les simulations de stints longs et le travail sur la gestion des pneus Michelin dans une chaleur déjà écrasante. Un classique de la préparation course chez Alpine cette saison : sacrifier le chrono du samedi matin pour préserver la marge de progression en qualification.

Une course à rebondissements sous la chaleur texane

Le départ, donné avec deux tours de formation supplémentaires pour laisser sécher une piste détrempée par les reliquats de la tempête tropicale Edouard, a rapidement tourné à l’avantage de Ferrari puis de Cadillac. Ferdinand Habsburg, parti troisième au volant de la #35, cède sa position dès le premier tour chronométré face à Nicklas Nielsen, remonté depuis la cinquième place sur la grille. La divergence des stratégies d’arrêts précoces redistribue les cartes : après une heure de course, Giovinazzi mène devant Aitken, Nielsen et Habsburg.

La mi-course voit Alpine prendre le commandement du groupe à stratégie classique, la #35 d’António Félix da Costa se hissant en deuxième position derrière la Cadillac #38 juste avant qu’un safety car ne vienne resserrer le peloton pour des débris de gazon arrachés en sortie de virage 20. Au redémarrage, c’est Toyota qui impose son rythme : Nyck de Vries enchaîne trois dépassements au premier virage pour prendre la tête, puis Kazuki Kobayashi gère la pression des deux Alpine pendant près d’une heure et demie.

La #36, elle, paie cher un arrêt de routine mal synchronisé avec un Virtual Safety Car survenu peu après la mi-course, la reléguant hors du combat pour les places d’honneur. Elle ne reviendra dans le top 5 que grâce au relais final de Victor Martins, qui dépasse coup sur coup Kevin Magnussen sur la BMW #15, Will Stevens sur la Cadillac #12 et Nolan Jaubert sur la Genesis #17 dans la dernière heure.

Le tournant : la panne hydraulique de la Toyota #7

À une douzaine de minutes du drapeau à damier, l’issue de la course bascule en un instant. Nyck de Vries, toujours en tête depuis son relais lancé dans la quatrième heure, perd sans préavis la pression hydraulique de sa Toyota #7 : la direction assistée le lâche, et il doit rentrer au ralenti vers son garage, où l’équipe met un terme définitif à sa course. Une nouvelle désillusion à Austin pour le constructeur japonais, toujours sans victoire sur ce tracé après neuf tentatives. « C’est une fin très triste à une belle journée, confiera de Vries après l’arrivée. On a tout donné, on a bien exécuté, mais c’est un sport technique, et ça nous a trahis aujourd’hui. »

Charles Milesi, qui menait alors la #35 en deuxième position, résiste un tour entier avant de céder. Gêné par des concurrents retardataires dans le trafic, il laisse passer Nicolas Nielsen à l’extérieur à une trentaine de minutes du but — un dépassement acté par les circonstances de piste plutôt que par une erreur de pilotage. Nielsen hérite ensuite du commandement à la retraite de la Toyota et va conserver la tête jusqu’au drapeau à damier. « On visait une deuxième place, on était là, et on a eu la chance que la Toyota connaisse un problème », résumera-t-il sobrement, conscient de la part de réussite dans ce succès.

Reste que les commissaires retiennent contre la #35 une infraction pour relâchement dangereux lors du dernier arrêt au stand : cinq secondes de pénalité, appliquées au classement final. Jack Aitken récupère ainsi la deuxième place pour Cadillac, reléguant Alpine au pied du podium — mais sur le podium tout de même, avec 4,471 secondes d’écart entre le vainqueur et la Cadillac #38.

Classement Hypercar (167 tours)

Pos.N°ÉquipePilotesÉcart
150Ferrari AF CorseFuoco / Molina / Nielsen6:00:07.219
238Cadillac Hertz Team JotaBamber / Bourdais / Aitken+4,471 s
335Alpine Endurance Teamda Costa / Milesi / Habsburg+6,116 s
4007Aston Martin THORTincknell / Gamble / Gunn+9,045 s
536Alpine Endurance TeamMakowiecki / Gounon / Martins+10,885 s
68Toyota RacingBuemi / Hartley / Hirakawa+21,389 s
177Toyota RacingConway / Kobayashi / de Vries+6 tours (abandon)

Une régularité qui commence à porter ses fruits

Reste l’essentiel : après quatre manches disputées sans podium, Alpine repart d’Austin avec 56 points au championnat constructeurs (41 avant la course, plus les 15 unités de la troisième place), toujours cinquième mais désormais à seulement quatre longueurs d’Aston Martin — la lutte pour cette position se resserre nettement à trois manches de la fin. Le paddock a salué la performance d’ensemble de l’écurie française, tandis que la pénalité reste, sans surprise, le point de crispation du bilan post-course.

Il y a une justice statistique dans ce résultat. Les deux A424 ont bouclé l’intégralité des 167 tours de la course, au rythme moyen du vainqueur — une performance de régularité rare sur un circuit aussi exigeant pour les pneumatiques que celui d’Austin, frappé de plein fouet par la chaleur et l’humidité résiduelle de la tempête Edouard. Milesi, décisif en qualification, l’a été tout autant en course, résistant près d’un tour entier à l’assaut de Nielsen avant de céder. Martins, dans sa première saison complète au sommet de la hiérarchie Hypercar, a livré l’un des meilleurs relais de sa jeune carrière.

Trois manches restent au calendrier — Fuji le 27 septembre, puis Barcelone et Monza. Alpine Endurance Team aborde ce sprint final avec la conviction, enfin tangible, que l’A424 peut se battre devant dans n’importe quelles conditions. Reste à transformer cette conviction en victoire, avant que l’Hypercar ne referme définitivement son chapitre pour la marque française.

Ils ont dit

Équipage n°35

« Il s’agit de mon premier podium avec Alpine, mais aussi de mon premier en Hypercar, ce qui rend ce résultat très spécial. Nous avons été dans la lutte tout au long de la course et, même si les neutralisations ont eu un impact sur notre stratégie, ce podium nous donne une belle dynamique pour les trois dernières manches. »

António Félix da Costa

« Nous avons réalisé une course très solide et l’équipe a fait de bons choix stratégiques. C’est gratifiant de concrétiser enfin notre niveau de performance par un podium et de marquer des points importants avec les deux voitures. Tout le monde mérite ce résultat. À nous désormais de maintenir ce niveau jusqu’à la fin de la saison. »

Charles Milesi

« C’est un honneur et un plaisir de courir avec cette équipe. Alpine nous a confié une voiture fiable et compétitive, et c’était formidable de nous battre aux avant-postes. Un immense merci aux ingénieurs et aux mécaniciens pour leurs décisions et leur travail. Ils nous ont donné l’opportunité de monter sur le podium au classement général, et je suis fier de partager ce résultat avec eux »

Ferdinand Habsburg

Équipage n°36

“Nous avons enfin concrétisé notre performance par de gros points. La cinquième place ne reflète pas tout ce dont la voiture était capable aujourd’hui, mais le rythme était bien là. Nous allons analyser comment être encore plus efficaces dans notre exécution et poursuivre ces progrès lors des prochaines courses.”

Frédéric Makowiecki

« Le timing de la dernière neutralisation ne nous a pas été favorable, mais nous avons continué à nous battre. La remontée de Victor a permis de compléter un résultat important pour l’équipe, avec nos deux voitures dans le top cinq. C’est une belle récompense pour tout le travail accompli en coulisses. »

Jules Gounon

« Fred et Jules ont réalisé des relais solides et propres pour nous maintenir dans la lutte. La dernière neutralisation nous a fait reculer au douzième rang, mais la voiture était extrêmement rapide lors du dernier relais et j’ai pu remonter jusqu’à la cinquième place. La fin de course était intense et nous avons pu montrer notre potentiel. » 

Victor Martins

Management

« Le rythme de course des deux voitures était très solide. Nous avons quelques détails opérationnels à revoir, mais la remontée de la #36 de la douzième à la cinquième place a démontré la compétitivité de l’A424, tandis que la #35 a transformé sa vitesse en un podium mérité. »

Yann Paranthoën, Ingénieur en chef, Alpine Endurance Team

« Placer nos deux voitures dans le top cinq est un excellent résultat pour l’équipe et il est agréable de retrouver le podium. La course a été exigeante sur le plan stratégique, les pilotes ont fait un excellent travail et la voiture s’est montrée performante tout au long des six heures. Nous pouvons tirer beaucoup de confiance d’Austin. »

Nicolas Lapierre, directeur sportif Alpine Endurance Team

Il s’agit de notre meilleur résultat d’ensemble depuis le début du programme : notre premier podium de la saison et nos deux voitures dans le top cinq. Il récompense l’engagement de toute l’équipe et concrétise l’objectif que nous nous étions fixé avant Austin. Charles a été solide pour assurer le podium et Victor a signé un dernier relais fantastique. Nous avions le rythme pour viser encore plus haut, ce qui renforce notre détermination avant Fuji.

Philippe Sinault, Team Principal Alpine Endurance Team

Source : Alpine Endurance Team

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