35 Habsburg Ferdinand (Aut), Milesi Charles (Fra), Alpine Endurance Team, Alpine A424 #36, Hypercar, Ambience During The 6 Hours Of Barcelona 2026, 7Th Round Of 2026 Fia World Endurance Championship, From October 15 To 18, 2026 On The Circuit De Barcelona Catalunya, Spain - Photo Marian Chytka / Mch Photography 35 Habsburg Ferdinand (Aut), Milesi Charles (Fra), Alpine Endurance Team, Alpine A424 #36, Hypercar, Ambience During The 6 Hours Of Barcelona 2026, 7Th Round Of 2026 Fia World Endurance Championship, From October 15 To 18, 2026 On The Circuit De Barcelona Catalunya, Spain - Photo Marian Chytka / Mch Photography

WEC – 6 Heures de Barcelone 2026 : Alpine Endurance Team laisse filer un top 5

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Alpine Endurance Team repart des 6 Heures de Barcelone avec une huitième place pour Jules Gounon et Victor Martins, une dixième pour Charles Milesi et Ferdinand Habsburg, et le sentiment d’avoir laissé échapper un résultat plus substantiel. Après deux podiums consécutifs à Austin et Fuji, les Alpine A424 avaient pourtant retrouvé une certaine aisance sur le circuit catalan. Mais un accrochage dès le premier virage pour la n°35, puis une crevaison lente sur la n°36, ont contrarié les ambitions françaises.

Il y a quelque chose de particulièrement agaçant dans une course qui se défait alors que le plus difficile semblait accompli. À Barcelone, Alpine avait trouvé le moyen de replacer son A424 n°36 dans la lutte pour les cinq premières places, malgré une concurrence dense et des conditions météorologiques changeantes. Les ingénieurs avaient décalé la stratégie, les pilotes avaient exploité les tours dégagés pour reprendre du terrain. Puis, dans la dernière partie de l’épreuve, le pneu arrière droit a commencé à perdre de la pression. Un arrêt supplémentaire, quelques positions abandonnées, et Jules Gounon et Victor Martins ont terminé huitièmes.

L’autre voiture, la n°35, n’a pas eu le loisir de construire sa course avec autant de patience. Ferdinand Habsburg a été envoyé dans les graviers dès le premier virage, après un contact avec la Cadillac de Will Stevens. Charles Milesi et lui ont ensuite passé l’après-midi à réparer les conséquences sportives d’un incident dont ils se seraient volontiers dispensés. Ils ont terminé dixièmes.

Le résultat paraît d’autant plus maigre qu’Alpine Endurance Team arrivait en Catalogne après deux podiums consécutifs. Au Fuji Speedway, trois semaines auparavant, la n°36 avait terminé deuxième, à 591 millièmes de la Toyota victorieuse. La n°35 s’était classée quatrième. Ces performances avaient donné du crédit aux progrès observés depuis Austin, mais Barcelone présentait d’autres difficultés, à commencer par une piste exigeante pour les pneumatiques.

Essais libres – Vendredi 16 octobre : Alpine Endurance Team retrouve ses repères à Barcelone

Le week-end avait commencé par un travail de reconnaissance assez particulier. Alpine connaissait Barcelone pour y avoir effectué des essais de développement de l’A424 en 2023, mais la voiture n’avait jamais disputé de course sur ce tracé dans le cadre du Championnat du monde d’endurance.

Trois ans séparaient ces premiers roulages de son retour en Catalogne. Entre-temps, le prototype avait accumulé les kilomètres, les évolutions et les enseignements de deux saisons complètes de compétition. Les anciennes données restaient utiles, mais il fallait surtout comprendre comment l’A424 actuelle allait se comporter sur une piste dont les longues courbes rapides sollicitent sévèrement les pneumatiques.

Les deux séances d’essais libres du vendredi, programmées à 11 h 30 puis à 16 h 30, ont donc été consacrées en grande partie à la préparation de la course.

La question du choix des gommes occupait une place centrale. Les ingénieurs devaient départager les composés soft et medium, tout en tenant compte des températures de piste et de la dégradation attendue au fil des relais.

Barcelone ne pardonne guère les compromis approximatifs. Dans les longues courbes, le pneumatique reste chargé pendant plusieurs secondes, ce qui provoque une élévation de sa température et peut accélérer son usure. Un réglage efficace sur un tour lancé ne garantit donc pas la même qualité de comportement après une vingtaine de passages. À l’inverse, une voiture ménagée pour préserver ses pneus peut manquer de précision dans les changements de direction ou perdre du temps en sortie de virage.

Pour Alpine, il fallait trouver un équilibre suffisamment large pour fonctionner dans plusieurs conditions, sans sacrifier la vitesse.

La météo ajoutait une inconnue supplémentaire. Les essais s’étaient déroulés sur le sec, mais des précipitations étaient annoncées pour dimanche. Le travail accompli vendredi ne serait donc pas nécessairement transposable aux premiers relais de la course.

Qualifications – Samedi 17 octobre : les deux Alpine A424 parmi les sept premières

La troisième séance d’essais libres, disputée samedi à la mi-journée, a permis d’affiner les derniers réglages avant les qualifications Hypercar, prévues à partir de 15 h 40.

Cette fois, il ne s’agissait plus de rechercher la meilleure régularité sur une longue séquence, mais d’exploiter les pneumatiques sur un tour rapide. Les deux exercices ne sollicitent pas exactement les mêmes qualités, et certaines voitures capables de ménager leurs gommes pendant un relais complet peinent davantage lorsqu’il faut en extraire immédiatement le maximum d’adhérence.

Les Alpine ont répondu de manière convaincante.

Charles Milesi et Ferdinand Habsburg ont placé la n°35 au quatrième rang, avec un chrono de 1’30 »722. Jules Gounon et Victor Martins ont obtenu la septième place sur la n°36, en 1’30 »814.

Seulement 92 millièmes séparaient les deux A424, et la n°36 se trouvait à 648 millièmes de la pole position, décrochée par la Genesis GMR-001 n°17 d’André Lotterer, Pipo Derani et Mathys Jaubert.

Ces écarts méritent d’être relevés. Sur un circuit de plus de quatre kilomètres et demi, moins d’un dixième séparait les deux voitures françaises, malgré des équipages et des approches de pilotage différents. Cela suggérait une base de réglage relativement homogène, même si les qualifications ne permettent jamais de juger à elles seules du comportement sur six heures.

La quatrième place de la n°35 offrait surtout une position de départ intéressante. Habsburg pouvait espérer rester au contact du groupe de tête, tandis que Gounon disposait d’une marge de progression avec la n°36.

Restait à voir ce que donneraient les Alpine lorsque la piste serait humide. La réponse est arrivée dès le lendemain, avec des fortunes très différentes.

Course – Dimanche 18 octobre : la pluie bouleverse le départ des 6 Heures de Barcelone

La pluie annoncée s’est matérialisée avant le départ des 6 Heures de Barcelone. La piste était suffisamment humide pour imposer plusieurs tours de formation supplémentaires avant que la direction de course ne libère les voitures.

À midi, les conditions n’avaient donc plus grand-chose à voir avec celles des qualifications.

Les pneumatiques pluie devaient fonctionner sur un asphalte dont l’adhérence variait selon les trajectoires, avec une visibilité réduite derrière les autres prototypes. Les pilotes savaient également que la piste pouvait sécher assez rapidement, rendant les premiers choix de pneus et les arrêts suivants particulièrement délicats.

Le premier virage a immédiatement confirmé les risques de cette situation.

À l’avant, Daniel Juncadella, parti troisième sur la Genesis n°19, a pris les commandes en dépassant son équipier André Lotterer. Un peu plus loin dans le peloton, Ferdinand Habsburg n’a pas connu la même réussite.

La Cadillac V-Series.R n°12 de Will Stevens est entrée en contact avec l’Alpine n°35, provoquant un tête-à-queue et envoyant le prototype français dans les graviers. Les commissaires ont retenu la responsabilité du pilote Cadillac, sanctionné de dix secondes.

Pour Habsburg, l’incident a fait disparaître en quelques instants le bénéfice de la quatrième place obtenue la veille.

L’Autrichien est reparti loin derrière ses concurrents directs. Il devait désormais remonter dans le trafic, sur une piste encore délicate, sans disposer de la liberté stratégique qu’offre une position parmi les premiers.

De son côté, Jules Gounon avait évité les ennuis. La n°36 restait dans le groupe des voitures capables de se battre pour les places d’honneur, au milieu des Cadillac, Ferrari et Peugeot.

Les deux Alpine entamaient ainsi des courses très différentes : la n°35 cherchait à récupérer ce qu’elle pouvait après son incident, tandis que la n°36 conservait l’essentiel de ses possibilités.

Course – Les premiers relais : Gounon préserve la n°36, Habsburg tente de revenir

Dans les premiers relais, Jules Gounon s’est appliqué à conserver une allure régulière sans compromettre la suite de l’épreuve.

Sur une piste humide, la gestion des pneus réclame une attention constante. Lorsque l’asphalte commence à sécher, les enveloppes pluie peuvent rapidement surchauffer sur les portions dépourvues d’eau. Les pilotes cherchent alors les zones encore humides pour refroidir les gommes, tout en évaluant le moment où le passage aux slicks deviendra avantageux.

Le Français a traversé cette période sans incident notable, maintenant l’A424 n°36 dans le groupe de chasse derrière les voitures de tête.

À l’approche de la troisième heure, l’Alpine occupait la sixième position, tandis que les équipes surveillaient la disparition progressive de l’humidité sur la piste. Le passage aux pneumatiques slicks devenait alors l’une des principales décisions stratégiques de la course.

Sur la n°35, Habsburg et Milesi devaient composer avec les conséquences du contact initial. Le rythme n’était pas absent, mais la remontée s’annonçait compliquée.

Habsburg expliquera après l’arrivée avoir trouvé de bonnes sensations sur le mouillé, avant de rencontrer davantage de difficultés lorsque la piste s’est asséchée. Ce changement de comportement a pesé sur sa capacité à récupérer du terrain.

Nous ne saurons jamais comment la course aurait pu se dérouler sans cela.

Ferdinand Habsburg

La frustration était partagée par Charles Milesi. Après la quatrième place obtenue au Japon, l’équipage espérait prolonger sa série de résultats, mais il n’avait pratiquement plus de possibilité de rejoindre les premières places.

Course – Deuxième moitié : la stratégie de la n°36 ouvre la voie au top 5

Lorsque les conditions se sont stabilisées, Alpine a choisi de ne pas laisser la n°36 enfermée dans le rythme des voitures qui la précédaient.

Victor Martins a poursuivi le travail engagé par Gounon, avec une stratégie d’arrêts différente de celle de plusieurs concurrents directs. L’équipe a notamment anticipé un passage par les stands pour permettre à son pilote de retrouver une piste moins encombrée.

Le calcul était assez simple. Dans un peloton Hypercar aussi serré, une voiture légèrement plus rapide peut perdre plusieurs dixièmes à chaque tour derrière un adversaire qu’elle ne parvient pas à dépasser. En avançant son arrêt, elle peut profiter de quelques tours dégagés pour reprendre du temps, puis gagner des positions lorsque les autres voitures effectuent à leur tour leur passage aux stands.

Encore faut-il que le rythme soit suffisamment élevé pour compenser le temps perdu lors de l’arrêt.

L’Alpine y est parvenue. La n°36 a progressivement récupéré du terrain, bénéficiant de ses tours rapides et du décalage entre les différentes stratégies. À mesure que les arrêts se succédaient, une place dans les cinq premiers devenait envisageable.

Il ne s’agissait pas d’une cinquième position définitivement acquise. Les stratégies restaient différentes, les écarts évoluaient et les derniers relais pouvaient encore modifier la hiérarchie. Mais Alpine avait placé sa voiture dans une situation où un résultat supérieur à sa position de départ semblait accessible.

Victor Martins estimait même qu’un top 5, voire mieux, était possible.

Cette appréciation mérite d’être considérée à la lumière de la course. La n°36 n’avait pas dominé ses adversaires en vitesse pure, mais elle avait réussi à compenser une partie de son déficit grâce à la régularité de ses relais et au choix du moment de ses arrêts.

Pour une équipe qui cherchait précisément à progresser dans l’exploitation de l’A424, ce travail constituait un enseignement intéressant.

Course – Derniers relais : une crevaison lente coûte cher à Jules Gounon et Victor Martins

C’est au moment où la stratégie semblait pouvoir rapporter des points importants que la course de la n°36 a pris une autre direction.

Une perte de pression du pneu arrière droit a obligé Alpine à rappeler sa voiture aux stands. Le problème, décrit comme une crevaison lente par les pilotes, imposait un remplacement du pneumatique.

La cause exacte n’a pas été communiquée. Rien ne permet donc d’affirmer que cette perte de pression était directement liée à la dégradation des gommes, pourtant importante sur le circuit catalan. Elle pouvait avoir une autre origine, impossible à déterminer à partir des informations disponibles.

L’arrêt supplémentaire a en revanche eu une conséquence immédiate sur le classement.

Les positions gagnées grâce au décalage stratégique ont été en partie perdues, et la n°36 s’est retrouvée dans la lutte pour les dernières places du top 8.

Gounon et Martins ont finalement terminé huitièmes, à 1’32 »956 de la Toyota victorieuse. Ils ont franchi la ligne seulement 821 millièmes derrière la BMW n°15 de Kevin Magnussen, Raffaele Marciello et Dries Vanthoor.

Cet écart infime avec la septième place ne dit pas ce qu’aurait été le classement sans la crevaison, mais il donne une idée de la proximité entre les concurrents. À ce niveau, un arrêt supplémentaire peut coûter plusieurs positions, même après une course menée sans faute majeure.

Victor Martins partageait cette analyse, tout en soulignant le travail de son équipier dans les premiers relais et la qualité de la stratégie mise en place par l’équipe.

La huitième place récompensait donc assez mal les efforts de l’équipage. Mais elle restait le seul résultat comptabilisé, et Alpine devait s’en contenter.

À 18 heures, Toyota fête son titre, Alpine Endurance Team compte les points perdus

Pendant que la n°36 tentait de limiter les conséquences de son arrêt supplémentaire, Toyota achevait une course remarquablement maîtrisée.

La n°8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa s’est imposée devant la voiture sœur de Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck de Vries. Les deux Toyota ont terminé séparées de seulement 583 millièmes, la Ferrari 499P n°50 d’Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen prenant la troisième place à 39,725 secondes.

Ce doublé a permis au constructeur japonais de décrocher son huitième titre mondial en endurance, avant même la dernière manche de la saison.

Pour Alpine, l’arrivée a offert une satisfaction plus modeste : les deux voitures avaient terminé et marqué des points.

La n°35 de Charles Milesi et Ferdinand Habsburg s’est classée dixième, à un tour des vainqueurs. La n°36 a pris la huitième place, derrière une BMW qu’elle avait pourtant approchée jusqu’aux derniers mètres.

Philippe Sinault et Nicolas Lapierre ont dressé un constat assez proche. La préparation avait été sérieuse, les qualifications avaient montré une compétitivité intéressante, mais les deux incidents avaient empêché Alpine de tirer davantage de sa course.

Sinault insistait notamment sur le travail accompli pour comprendre le comportement de l’A424 et des pneumatiques. Lapierre regrettait de son côté que la n°36 n’ait pas pu défendre jusqu’au bout ses chances de terminer parmi les cinq premiers.

Les deux responsables savaient néanmoins qu’il restait peu de temps pour analyser Barcelone avant de préparer Monza.

Après Barcelone, Monza offrira un dernier examen à l’Alpine A424

Le championnat reprendra du 6 au 8 novembre sur l’Autodromo Nazionale Monza, où Alpine disputera la dernière manche de sa saison 2026.

Le circuit italien n’est pas inconnu de l’équipe de Philippe Sinault. En 2022, l’Alpine A480 y avait remporté les 6 Heures de Monza avec Nicolas Lapierre, André Negrão et Matthieu Vaxivière. La voiture était alors très différente de l’A424 actuelle, mais cette victoire reste un souvenir important pour la structure française.

Monza imposera également des contraintes techniques éloignées de celles rencontrées en Catalogne.

Les longues lignes droites exigent une traînée aérodynamique contenue, tandis que les freinages des chicanes réclament une voiture stable lorsque le pilote passe brutalement d’une vitesse élevée à une vitesse beaucoup plus faible. La motricité à la sortie des virages lents et le comportement dans les courbes rapides de Lesmo ou de la Parabolica pèseront également dans les choix de réglage.

Alpine devra donc reprendre une partie de son travail d’adaptation. Les performances du Fuji et de Barcelone constituent des références utiles, mais elles ne permettent pas de prédire la hiérarchie sur le circuit lombard.

Au classement constructeurs, Toyota possède désormais 212 points et le titre mondial. Alpine occupe la cinquième place avec 104 unités, à quatorze points de Cadillac, quatrième. L’équipe française conserve ainsi un objectif de championnat, même si le résultat de Barcelone ne l’a pas aidée à réduire l’écart.

Après une saison durant laquelle l’A424 a parfois manqué de constance, les dernières courses ont montré des progrès tangibles. Les podiums d’Austin et de Fuji n’étaient pas des résultats isolés obtenus uniquement à la faveur des circonstances. Barcelone, malgré sa conclusion décevante, a confirmé que la voiture pouvait conserver une allure intéressante sur plusieurs relais et bénéficier d’une stratégie bien exécutée.

Cela ne suffit pas encore à rivaliser avec la régularité des meilleures équipes. Toyota a montré dimanche ce que représente une course maîtrisée du départ à l’arrivée, avec deux voitures capables de maintenir un rythme élevé et de gérer leurs pneumatiques jusqu’au bout.

Pour Alpine, les progrès techniques sont perceptibles, mais leur traduction au classement demeure irrégulière. L’A424 semble désormais posséder davantage de qualités que ne le laissent penser certains de ses résultats.

À Barcelone, la n°36 aurait pu terminer plus haut. La n°35 aurait au moins mérité de pouvoir défendre sa quatrième place sur la grille. Ni l’une ni l’autre n’a obtenu ce qu’elle espérait.

Monza ne changera rien à ces six heures perdues en Catalogne. Mais une dernière course réussie permettrait à Alpine de terminer l’année avec un résultat plus proche de ce que ses deux A424 ont montré depuis Austin.

Ils ont dit

Équipage n°35

Charles Milesi

« C’est une course malheureuse. Nous avons été pris dans un accrochage dès le premier virage, ce qui a compromis nos chances de marquer de gros points. Le rythme était là, mais après cet incident, nous ne pouvions plus nous battre pour le résultat que nous espérions. »

Ferdinand Habsburg

« Je suis très déçu du résultat d’aujourd’hui. Être pris dans un accrochage au départ était frustrant, car je ne pouvais rien faire pour l’éviter. Nous ne saurons jamais comment la course aurait pu se dérouler sans cela. J’aurais aimé faire mieux pour l’équipe et pour moi-même. Tout se passait bien sur le mouillé, mais lorsque la piste a séché, j’ai eu du mal à trouver mon rythme. Nous repartons tout de même avec un point et nous nous tournons maintenant vers la prochaine course. »

Équipage n°36

Jules Gounon

« Je suis déçu du résultat, car je pense que la cinquième place était possible, mais une crevaison lente en fin de course nous a privés de cette opportunité. Ce classement final est frustrant après nous être battus pendant toute la course. Merci à l’équipe pour tous ses efforts. Nos deux voitures terminent dans les points, mais le résultat reste clairement en deçà de nos ambitions. »

Victor Martins

« Nous savions que la course serait difficile, mais je pense que nous avons fait du bon travail. Jules a réalisé un excellent premier relais, en évitant les pièges tout en se battant dans des conditions délicates. Nous avons ensuite adopté une stratégie différente pour exploiter notre rythme et gérer le trafic. Un top 5, voire mieux, était à notre portée. Malheureusement, une crevaison à l’arrière droit en fin de course a compromis cette possibilité et nous avons terminé huitièmes. C’est frustrant de perdre ce résultat si près de l’arrivée. »

Management

Nicolas Lapierre, directeur sportif Alpine Endurance Team

« La journée a été très difficile. La n°35 a été touchée dans les premiers virages, ce qui a immédiatement compromis sa course. Nous avions un rythme correct dans des conditions délicates, et la n°36 se battait pour une place dans le top 5 avant qu’un problème de pneumatique en fin de course ne nous prive de cette possibilité. C’est un résultat décevant. »

Philippe Sinault, Team Principal Alpine Endurance Team

« Nous savions que Barcelone représenterait un défi exigeant. L’équipe a beaucoup travaillé pour comprendre le comportement de la voiture et des pneumatiques.  Les quatrième et septième places en qualifications ont récompensé cette préparation. La course a été plus difficile : les chances de la n°35 ont été compromises par un contact au départ, tandis que la n°36 se battait pour le top 5 avant qu’une perte de pression d’un pneu ne nous oblige à effectuer un arrêt supplémentaire. Le résultat ne reflète ni notre potentiel ni les efforts de l’équipe, mais cela n’enlève rien à notre motivation pour terminer en beauté à Monza. »

Résultats du week-end – WEC 6 Heures de Barcelone 2026

Bilan d’Alpine Endurance Team : essais libres, qualifications et course

SéanceAlpine A424 n°35Alpine A424 n°36
Essais libres 113e – 1’33 »7298e – 1’33 »119
Qualifications9e – 1’31 »3657e – 1’31 »161
Course10e – à 1 tour8e – à 1’32 »956

Classement final de la course – Hypercar

Pos.ÉquipeN°
1Toyota Racing8
2Toyota Racing7
3Ferrari AF Corse50
4Cadillac Hertz Team JOTA38
5AF Corse – Ferrari83
6Cadillac Hertz Team JOTA12
7BMW M Team WRT15
8Alpine Endurance Team36
9Aston Martin THOR Team009
10Alpine Endurance Team35
11Genesis Magma Racing19
12Peugeot TotalEnergies93
13Peugeot TotalEnergies94
14BMW M Team WRT20
15Ferrari AF Corse51
16Genesis Magma Racing17

Championnat du monde FIA WEC 2026 – Constructeurs Hypercar

Pos.ConstructeurPoints
1Toyota212
2BMW154
3Ferrari130
4Cadillac118
5Alpine Endurance Team104
6Aston Martin58
7Peugeot24
8Genesis14

Alpine Endurance Team occupe la cinquième place du championnat avec 104 points, à 14 unités de Cadillac, avant la finale de Monza du 6 au 8 novembre 2026.

Source : Alpine Endurance Team

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