35 Felix Da Costa António (Prt), Habsburg Ferdinand (Aut), Milesi Charles (Fra), Alpine Endurance Team, Alpine A424 #35, Hypercar, Action During The Prologue Of The 2026 Fia World Endurance Championship, From April 13 To 14, 2026 On The Autodromo Enzo E Dino Ferrari In Imola, Italy - Photo Joao Filipe / Dppi 35 Felix Da Costa António (Prt), Habsburg Ferdinand (Aut), Milesi Charles (Fra), Alpine Endurance Team, Alpine A424 #35, Hypercar, Action During The Prologue Of The 2026 Fia World Endurance Championship, From April 13 To 14, 2026 On The Autodromo Enzo E Dino Ferrari In Imola, Italy - Photo Joao Filipe / Dppi

6 Heures d’Imola 2026 WEC – Alpine A424 : la maturité au bout de l’effort, aux portes du podium

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La manche d’ouverture 2026 du FIA World Endurance Championship, finalement disputée à Imola après le report du Qatar, n’a pas offert de podium à Alpine Endurance Team. Elle a installé un fait bien plus important : l’Alpine A424 roule désormais au niveau des références sur six heures pleines, sans rupture.

Sur le tracé de l’Autodromo Enzo e Dino Ferrari, qui ne pardonne ni les approximations de châssis ni les erreurs de lecture du trafic, la #35 termine dans le tour du vainqueur, à 59,385 secondes après 213 boucles. Dans l’écosystème Hypercar actuel, ce n’est pas un détail : c’est la frontière entre une voiture opportuniste et une voiture capable de construire sa course.

Le contexte accentue encore la portée de la performance. Dernière saison annoncée pour l’Alpine A424, pneus Michelin 2026 plus exigeants, piste plus chaude qu’en 2025, plateau resserré à l’extrême. Dans ces conditions, tenir six heures sans incident, sans pénalité, sans faiblesse mécanique, relève d’une exécution totale.

Alpine y est parvenue avec les deux voitures.

Vendredi : un signal fort avec le tour de Milesi – Alpine A424

Le week-end bascule dès la FP2. Charles Milesi signe un 1:30.898. Aucun autre pilote ne descend sous les 1:31. Ce chrono ne garantit rien pour la course, mais il fixe un repère clair : l’A424 peut viser la référence absolue dans une fenêtre donnée.

Ce tour valide le travail engagé sur l’évolution 2026. L’augmentation d’appui ne pénalise pas la vitesse de pointe et, surtout, stabilise la voiture dans les zones critiques d’Imola. Les compressions sont mieux absorbées, les transitions d’appui plus propres, et la voiture accepte d’être exploitée plus tôt dans le tour.

À ce stade, Alpine sait toutefois que Ferrari, Toyota et Cadillac conservent une marge sur un tour lancé. La lecture interne reste lucide : la performance brute existe, mais la différence se fera sur la durée.

Qualifications : Alpine au contact, sans marge

Le samedi confirme cette hiérarchie. En Hyperpole, la #35 prend la 7e place en 1:30.508, à 0,381 seconde de la pole de Antonio Giovinazzi sur la Ferrari #51. La #36 échoue à la 11e position en 1:30.806.

Les écarts sont infimes : 0,073 seconde entre les quatre premiers. Alpine n’est pas devant, mais elle est pleinement intégrée au groupe des constructeurs capables de jouer la victoire. La vitesse de pointe mesurée à 308,6 km/h pour Milesi confirme que l’ajout d’appui n’a pas déséquilibré la voiture.

La grille place la #35 en position d’attaque, la #36 dans une zone plus exposée au trafic. La course va rapidement accentuer cette différence.

Avant-course : pneus, trafic, énergie — les trois variables clés

Sans pluie annoncée, le scénario repose sur des paramètres techniques. Les pneus Michelin 2026 introduisent une gestion thermique plus sensible. Imola, avec ses vibreurs et ses relances, accélère la dégradation si la voiture sort de sa fenêtre.

Le trafic joue un rôle central. Sur un circuit étroit, perdre une seconde derrière une voiture plus lente peut ruiner un relais. Enfin, l’énergie hybride impose une discipline constante : toute surconsommation se paie sur la durée.

Alpine engage deux lectures de course. La #35 adopte une approche offensive, en misant sur des double-stints et des arrêts parfaitement synchronisés. La #36 privilégie la continuité, en limitant les situations à risque.

Départ : stabilité immédiate et rythme installé

À 13 heures, les deux A424 s’élancent proprement. La #35 conserve sa 7e position, la #36 se stabilise autour de la 11e place. Aucun contact, aucun incident.

Dès les premiers relais, la #35 s’inscrit dans le rythme des leaders. Elle ne subit pas la charge en carburant, ne dégrade pas ses pneus prématurément. Au 22e tour, elle signe un 1:33.009, meilleur tour de sa course, alors que la voiture est encore en configuration lourde. Le message est clair : le rythme de fond est là, sans artifices.

La #36 évolue dans un trafic plus dense. Son rythme reste cohérent, mais les opportunités sont plus rares. Elle se retrouve souvent dans des séquences où la perte de temps dépend davantage du placement en piste que de la performance pure.

Première heure : construction progressive

Au fil des premiers relais, la #35 progresse sans rupture. Les dépassements ne sont pas spectaculaires, mais ils s’accumulent. Chaque sortie de virage est propre, chaque freinage maîtrisé. La voiture reste dans une plage de performance stable.

La #36 suit une trajectoire plus linéaire. Elle maintient sa position, conserve ses pneus et évite les situations qui pourraient compromettre sa course. Le choix est assumé : ne rien perdre plutôt que tenter un gain incertain.

Heures 2 à 4 : la #35 exploite pleinement sa stratégie

C’est dans cette phase que la course d’Alpine prend forme. La #35 entre dans le top 6, puis dans le top 5. Les arrêts sont parfaitement calés sur les fenêtres de trafic. Les double-stints pneus tiennent sans chute brutale.

L’A424 conserve une assiette stable. Les relais restent réguliers, majoritairement sous les 1:35. Les concurrents directs, eux, commencent à montrer des variations plus marquées, notamment en fin de stint.

La capacité de la voiture à absorber les vibreurs sans dégrader ses pneus devient un avantage concret. Les pertes de grip restent progressives, ce qui permet de maintenir une exploitation constante.

La #36 poursuit une course propre mais plus contrainte. Elle reste dans le top 12, sans parvenir à s’extraire du trafic. Un ou deux relais moins favorables accentuent légèrement l’écart.

Lecture technique : une A424 enfin homogène

L’évolution 2026 transforme l’exploitation globale de la voiture. L’appui supplémentaire améliore la stabilité dans les enchaînements rapides, mais surtout la constance sur les longs relais.

Sur les vibreurs, l’A424 ne se désunit plus. Les pertes d’adhérence sont limitées, la motricité reste propre.

Les pilotes peuvent maintenir un rythme élevé sans provoquer de dégradation excessive.La gestion de l’énergie hybride atteint un niveau de précision élevé. Aucun décrochage, aucune surconsommation visible. L’exploitation reste linéaire sur toute la durée de la course.

Ces éléments permettent à Alpine de construire sa stratégie sans compromis. Les relais s’enchaînent sans correction majeure, ce qui libère l’équipe dans ses choix.

Heures 4 et 5 : la #35 s’installe dans le match du podium

À partir de la quatrième heure, la #35 évolue durablement dans le top 5. L’écart avec les leaders reste contenu. La voiture ne montre aucun signe de faiblesse.

Les relais restent propres, les arrêts efficaces. La stabilité en fin de stint permet de conserver un rythme élevé, là où d’autres voitures doivent lever le pied.

La #36 continue sur une trajectoire constante. Elle perd un tour mais reste en piste sans incident, sans variation brutale de performance.

Dernière heure : Milesi verrouille face à Fuoco

La dernière heure concentre toute la tension de la course. La #35 occupe la 4e position. Derrière, la Ferrari #50 pilotée par Antonio Fuoco revient dans une fenêtre d’attaque.

Les écarts restent inférieurs à quelques secondes. Le trafic complique chaque manœuvre. La gestion des pneus devient déterminante.

Charles Milesi maintient un rythme constant. Aucun blocage, aucune erreur. La voiture reste stable, même en fin de relais. Chaque sortie de virage est optimisée, chaque dépassement de retardataire maîtrisé.

La #35 conserve sa position jusqu’au drapeau à damier. L’écart final reste contenu, sans ouverture pour la Ferrari.

La #36 termine sa course en 11e position, à un tour, sans incident.

Les chiffres clés : une performance construite sur la durée

La #35 boucle les 213 tours en 6:01:10.324, à 59,385 secondes de la Toyota #8. Sa vitesse moyenne atteint 179,66 km/h. Elle reste dans le tour du vainqueur sur toute la course.

Son meilleur tour, 1:33.009 au 22e passage, intervient en début de course, ce qui confirme la stabilité immédiate de la voiture.

La #36 complète 212 tours en 6:00:43.534, avec une vitesse moyenne de 178,73 km/h. Elle signe un meilleur tour en 1:32.258 au 76e tour.

Aucune des deux voitures ne rencontre de problème mécanique. Aucun arrêt prolongé. Aucun incident.

Classement complet Hypercar – 6 Heures d’Imola 2026

PositionÉquipe / VoitureToursÉcart
1Toyota Racing #8 (Buemi / Hartley / Hirakawa)213—
2Ferrari AF Corse #51 (Pier Guidi / Calado / Giovinazzi)213+13,352 s
3Toyota Racing #7 (Conway / Kobayashi / de Vries)213+41,187 s
4Alpine Endurance Team #35 (Félix da Costa / Milesi / Habsburg)213+59,385 s
5BMW M Team WRT #20213+1:00,543
6Ferrari AF Corse #50213+1:00,901
7BMW M Team WRT #15213+1:01,506
8Cadillac Hertz Team JOTA #38213+1:01,995
9Aston Martin THOR Team #007212+1 tour
10AF Corse #83212+1 tour
11Alpine Endurance Team #36 (Makowiecki / Gounon / Martins)212+1 tour
12Peugeot TotalEnergies #94212+1 tour
13………
17………

Conclusion : Alpine passe un cap

Alpine n’a pas simplement réussi son ouverture de saison, elle a signé une prestation d’une maturité rarement atteinte depuis le lancement du programme Hypercar. À Imola, tout a été maîtrisé : rythme, stratégie, exécution. Rien n’a été laissé au hasard.

La #35 incarne parfaitement ce basculement. Quatrième à seulement 59 secondes après six heures, elle construit sa course avec méthode depuis la 7e place sur la grille. Le rythme sur la durée impressionne, avec un meilleur tour en 1:33.009 dès le début et une constance qui ne s’effrite jamais. La stratégie est parfaitement lisible, notamment dans l’exploitation des double-stints pneus et de l’énergie hybride, toujours dans la bonne fenêtre. Et surtout, la fin de course confirme le niveau atteint : une défense propre, solide, sans erreur face à une Ferrari lancée à pleine vitesse. António Félix da Costa, Charles Milesi et Ferdinand Habsburg fonctionnent comme un bloc, sans rupture de niveau.

La #36, plus discrète au classement, remplit pleinement son rôle. Onzième à un tour, elle traverse les six heures sans incident, sans erreur stratégique, et sécurise des points constructeurs essentiels. Dans une saison longue et dense, ce type de course compte autant que les coups d’éclat.

Mais l’essentiel est ailleurs. L’Alpine A424 version 2026 n’a plus rien d’une voiture en apprentissage. L’évolution aérodynamique a transformé son comportement : plus d’appui, mais surtout plus de cohérence. La voiture absorbe les contraintes d’Imola sans se désunir, tient ses pneus, gère son énergie avec précision et reste performante du premier au dernier relais. Elle est devenue complète, lisible, exploitable, capable de produire un rythme constant.

Alpine Endurance Team ne court plus pour comprendre. Alpine court pour jouer devant. Imola ne livre pas encore une victoire, mais elle installe une réalité : cette Alpine A424 peut viser le podium régulièrement, sur des circuits exigeants et sans dépendre des circonstances.

Le lancement de saison est plus que réussi. Il donne une direction claire, et surtout une crédibilité nouvelle à l’ensemble du projet. À l’approche d’une grande date, les 24 Heures du Mans, Alpine avance désormais avec autre chose que de l’espoir : une base technique solide et une performance reproductible.

Les Bleus ont fait le travail. Et à Imola, ils ont montré qu’ils pouvaient faire bien plus.

Ils ont dit

Équipage n°35

António Félix da Costa 

« Je suis satisfait de notre performance. C’était une course très exigeante, avec plusieurs neutralisations. Il n’était pas simple de faire les bons choix stratégiques, mais l’équipe a su relever le défi. Je pense que nous avons tiré le maximum de notre package ce week-end. Ferdinand et Charles ont fait un excellent travail et nous pouvons être contents de cette quatrième place pour lancer notre saison. Merci à toute l’équipe pour son accueil. Nous pouvons maintenant nous projeter vers Spa et poursuivre notre préparation en vue des 24 Heures du Mans. »

Charles Milesi

« C’était une belle course. Nous avons perdu un peu de temps en changeant les quatre pneumatiques lors de la première voiture de sécurité virtuelle, mais nous avons réussi à optimiser notre performance. Les trois premiers étaient un cran au-dessus aujourd’hui et ce résultat correspond sans doute au maximum que nous pouvions viser. Nous pouvons être satisfaits du travail accompli cet hiver et nous connaissons les points sur lesquels nous devons encore progresser. Spa sera une étape importante pour revenir encore plus forts et continuer à préparer les 24 Heures du Mans. »

Ferdinand Habsburg

« Bravo à toute l’équipe. Ce résultat marque notre meilleur début de saison depuis le lancement du programme. Tout le monde a donné son maximum et nous pouvons être fiers de la manière dont nous avons abordé la course, de notre niveau de performance et de l’état d’esprit affiché. J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec mes nouveaux ingénieurs et équipiers tout en continuant de découvrir la voiture, notamment dans le trafic, où les sensations sont différentes de l’an dernier. Il y a eu de belles batailles en piste et je tiens à saluer le travail d’António et Charles, qui ont réalisé une fin de course solide pour convertir une septième place sur la grille en quatrième position à l’arrivée dans un championnat aussi relevé. »

Équipage n°36

Frédéric Makowiecki

« Nous avons montré de belles choses par moments. Le rythme était clairement intéressant dans l’air propre. En revanche, nous avons rencontré davantage de difficultés dans le trafic et c’est un axe de travail important pour la suite. Cette course nous a donc donné des indications précieuses, d’autant que la prochaine épreuve arrive très rapidement. Nous allons donc nous concentrer sur Spa-Francorchamps, une épreuve importante pour exploiter pleinement notre potentiel et la dernière répétition avant les 24 Heures du Mans. » 

Jules Gounon

« C’était une course très difficile de notre côté et notre résultat en dehors du top dix est forcément décevant. Nous avons rencontré de petits problèmes qui ont compliqué notre progression, en plus d’une pénalité. Cela dit, le rythme était là, et la quatrième place de la voiture sœur à l’arrivée le confirme. Nous allons analyser la course en détail pour comprendre ce que nous pouvons améliorer et revenir plus forts à Spa. »

Victor Martins

« C’était un week-end plutôt positif. J’ai beaucoup appris, notamment sur des aspects de l’Endurance qui m’étaient totalement inconnus. Le trafic en course est très différent de celui des essais, et c’était clairement l’un des points clés aujourd’hui. Notre rythme était compétitif et j’ai le sentiment d’avoir bien fait les choses. L’objectif est de s’appuyer sur ce week-end, de poursuivre dans cette direction, d’optimiser le moindre détail et d’éviter les erreurs pour tout mettre bout à bout. Spa représentera une nouvelle occasion de jouer de gros points. Je suis également ravi de la performance et de l’excellent résultat de la voiture sœur. Ils ont fait de l’excellent travail et cela montre que toute l’équipe travaille dans la bonne direction et nous fournit une voiture performante. »

Management

Nicolas Lapierre, directeur sportif Alpine Endurance Team

« C’est un début de saison satisfaisant, avec une quatrième place encourageante pour notre nouveau package dès sa première course. Nos six pilotes ont tous affiché un bon rythme, mais nous avons commis de petites erreurs qui nous coûtent potentiellement un résultat encore meilleur. Cela fait toutefois partie de l’apprentissage. L’essentiel est que nous avons une base solide et que nous avons clairement identifié les points à améliorer au plus vite. »

Philippe Sinault, Team Principal Alpine Endurance Team

« C’est une entame de saison encourageante. Dès notre arrivée à Imola, la voiture s’est montrée bien équilibrée et nous avons mis chaque séance à profit pour préparer la course. Nous avons fait le choix d’être agressifs dans notre approche, notamment en travaillant presque exclusivement avec les pneumatiques tendres afin d’en comprendre le comportement sur la durée tout en anticipant des conditions potentiellement plus fraîches et incertaines. Cela a porté ses fruits. Ferdinand a réalisé un excellent départ en plaçant la n°35 dans le bon groupe, António a également fait un très bon travail pour sa première course avec l’équipe, et Charles a su composer avec une stratégie conservatrice en pneus et en énergie pour assurer la quatrième place. Du côté de la n°36, le sentiment est plus partagé. Nous avons commis trop d’erreurs en ne l’arrêtant pas lors de la première neutralisation, puis avec une pénalité sous voiture de sécurité virtuelle. Cependant, le rythme affiché était très proche de celui de la voiture sœur, ce qui est prometteur pour la suite. Nous avons encore beaucoup à apprendre, mais les bases sont solides et nous pouvons déjà voir nos progrès par rapport à l’an dernier. »

« C’est un début de saison satisfaisant, car le but était de confirmer que les développements réalisés durant l’intersaison portent leurs fruits. Après nos qualifications en septième position, notre quatrième place à l’arrivée, et à la régulière, confirme que c’est le cas. Je retiens que nous avons la capacité d’évoluer régulièrement dans le premier tiers du plateau si nous exploitons correctement notre potentiel en évitant les erreurs stratégiques et opérationnelles. Au-delà du résultat, j’ai passé l’intégralité du week-end avec l’équipe et j’y ai vu une très belle dynamique, avec une vraie cohésion, une bonne alchimie, et un état d’esprit marqué à la fois par la bienveillance, la solidarité et l’exigence. Il reste d’infimes détails à peaufiner, mais je suis satisfait des ajustements organisationnels réalisés cet hiver et de la base sur laquelle nous pouvons construire la suite de la saison. »

Axel Plasse, VP Alpine Tech

FAQ – 6 Heures d’Imola 2026 : Alpine A424 (WEC)

Alpine a-t-elle réussi sa course à Imola 2026 ?

Oui, clairement. Même sans podium, Alpine Endurance Team signe une course de référence. La #35 termine 4e à moins d’une minute du vainqueur après six heures, sans incident, sans pénalité et avec un rythme constant. Dans un plateau Hypercar aussi dense, ce niveau d’exécution place Alpine parmi les équipes capables de jouer devant sur la durée.


Pourquoi la 4e place de la #35 est-elle si importante ?

Parce qu’elle est construite, pas opportuniste. L’Alpine A424 remonte depuis la 7e place grâce à :

  • une gestion très propre des pneus Michelin
  • une stratégie efficace en double-stint
  • une exploitation constante de l’énergie hybride

Elle termine dans le même tour que les Toyota et Ferrari, ce qui valide son rythme réel sur 6 heures.


Quel a été le rôle des pilotes de la #35 ?

L’équipage António Félix da Costa / Charles Milesi / Ferdinand Habsburg a fonctionné sans rupture de performance.
Milesi s’est particulièrement illustré :

  • meilleur tour en course (1:33.009)
  • relais très réguliers
  • défense solide en fin de course

L’ensemble de l’équipage a maintenu un niveau homogène, sans erreur.


Qu’est-ce qui a changé sur l’Alpine A424 en 2026 ?

L’évolution aérodynamique 2026 transforme le comportement de la voiture :

  • plus d’appui global
  • meilleure stabilité sur les vibreurs
  • dégradation des pneus mieux contrôlée
  • gestion énergétique plus linéaire

Résultat : une voiture plus constante, plus facile à exploiter sur longs relais et performante du début à la fin.


Alpine était-elle au niveau des meilleures Hypercars ?

Oui, sur la durée. Si Ferrari et Toyota gardent un léger avantage sur un tour, l’A424 tient leur rythme en course. L’écart final (moins d’une minute après 213 tours) confirme que la performance est désormais comparable sur un relais complet.


Pourquoi Imola est un bon révélateur du niveau d’une Hypercar ?

Le tracé de l’Autodromo Enzo e Dino Ferrari impose :

  • des vibreurs agressifs
  • peu d’espace pour dépasser
  • une forte sollicitation des pneus
  • une gestion fine du trafic

Une voiture performante à Imola est généralement équilibrée et complète. L’A424 y a validé ces critères.


Quelle a été la stratégie Alpine pendant la course ?

La #35 a adopté une approche offensive :

  • double-stints pneus maîtrisés
  • arrêts optimisés en fonction du trafic
  • priorité à la position en piste

La #36 a choisi une stratégie plus conservatrice, axée sur la régularité et la fiabilité, afin d’assurer des points constructeurs.


Pourquoi la gestion des pneus était-elle cruciale ?

Les pneus Michelin 2026 sont plus sensibles à la température et à la dégradation. Sur un circuit comme Imola, mal gérer un relais entraîne :

  • perte de grip
  • surchauffe
  • chute de performance en fin de stint

L’A424 a montré une excellente stabilité dans ce domaine, notamment en double-stint.


Que vaut la performance de la #36 (11e) ?

Moins visible, mais importante. La #36 termine à un tour sans incident, avec une course propre et constante. Elle apporte des points constructeurs précieux et confirme la fiabilité globale du package Alpine.


Alpine peut-elle viser le podium cette saison ?

Oui. Imola montre que l’Alpine A424 possède désormais :

  • le rythme sur longs relais
  • la constance
  • la fiabilité
  • une stratégie exploitable

Le podium devient un objectif réaliste sur des circuits variés.


Cette performance est-elle encourageante pour Le Mans ?

Très clairement. À l’approche des 24 Heures du Mans, Alpine dispose :

  • d’une base fiable
  • d’une gestion énergétique solide
  • d’une bonne compréhension des pneus

Imola n’est pas Le Mans, mais les fondamentaux observés sont directement transférables sur une course longue.


L’A424 est-elle enfin une Hypercar aboutie ?

Oui. Après une phase d’apprentissage en 2024-2025, la version 2026 apparaît complète :

  • équilibrée
  • constante
  • compétitive
  • exploitable sans compromis

Alpine n’est plus en phase de développement. Elle est entrée dans celle de la performance.

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Crédits photos : FIA WEC

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