BWT Alpine Formula One Team a connu un Grand Prix du Mexique 2025 particulièrement ardu, marqué par un manque chronique de performance sur l’ensemble des trois jours.
Ni les essais libres, ni les qualifications, ni la course n’ont permis à l’écurie d’Enstone de se mêler aux débats du peloton intermédiaire, malgré l’implication des titulaires Pierre Gasly et Franco Colapinto, ainsi que du jeune Paul Aron.
Essais libres : un vendredi tourné vers 2026
Plus que jamais, le regard d’Alpine était tourné vers l’avenir dès les premiers tours de roues à Mexico. Si les deux séances du vendredi ont permis de collecter des données, c’est surtout la lutte pour le baquet 2026 qui a capté l’attention. Franco Colapinto et Paul Aron, alignés en EL1, se sont livrés à une confrontation indirecte mais intense. L’Argentin, sous pression après une mésentente à Austin, a signé le 9e temps, cinq dixièmes devant son rival estonien. Un écart qui ne dit pas tout, tant les programmes respectifs restaient opaques, mais qui pourrait peser dans la balance alors que la décision est attendue en novembre.












Dans ce contexte d’évaluation, Jack Doohan semble désormais écarté de la course à ce volant, tandis que le soutien de Renault Argentina et de nouveaux sponsors comme Mercado Libre renforce la position de Colapinto.
Sur la piste, la A524 a souffert de conditions complexes. L’altitude, le faible grip, les bosses : tout concourait à rendre le travail difficile. Gasly, de retour en EL2, a vécu une séance cauchemardesque avec une voiture inconduisible. Colapinto, plus stable sur les longs relais, a rapporté une instabilité chronique sur les vibreurs. Résultat : les deux voitures concluent la deuxième séance en fond de classement.
Qualifications : l’Alpine A524 hors du rythme
Samedi, Alpine n’a pas inversé la tendance. Dès les EL3, les voyants restaient au rouge, et les qualifications n’ont fait que confirmer l’ampleur du défi. Gasly a su améliorer le comportement de sa monoplace, réduisant l’écart avec la Q2, mais termine tout de même 18e. Franco Colapinto, plus en retrait, a vu sa tentative décisive gâchée par un passage trop agressif sur un vibreur.











L’exercice du tour rapide a mis en lumière les faiblesses structurelles de l’A524 sur ce type de tracé. Manque d’adhérence, instabilité chronique, réglages rigides imposés par le comportement de la monoplace : rien n’a permis aux pilotes de s’exprimer pleinement. La frustration était palpable dans le box, où l’on attendait au mieux un miracle stratégique pour espérer mieux le dimanche.
Course : deux voitures dans une autre catégorie
Le Grand Prix du dimanche a confirmé les limites de l’écurie tricolore sur ce tracé atypique. Isolés dès les premiers tours, Pierre Gasly et Franco Colapinto ont évolué dans une course parallèle, loin du reste du peloton. L’objectif s’est alors limité à ramener les voitures à l’arrivée tout en maximisant la compréhension technique de la monoplace.














Alpine F1 Team avait opté pour des stratégies divergentes : médiums-tendres pour Pierre Gasly, durs-tendres pour Franco Colapinto. Si les relais ont été correctement exécutés, la dégradation des gommes, surtout sur la fin de course, a empêché toute remontée. Seul rayon de soleil : le meilleur tour personnel de Franco, plus rapide que celui de son coéquipier.
En coulisses, le refroidissement des composants a posé problème. Faute d’avoir développé un kit aérodynamique spécifique à l’altitude de Mexico – priorité étant donnée à 2026 – les températures ont dû être gérées avec précaution, limitant encore davantage la recherche de performance.
Ils ont dit
Pierre Gasly (15e) :
« C’était une course très difficile pour nous et nous avons beaucoup de choses à analyser. Après un bon envol, nous avons retrouvé notre position de départ et avons commencé à gérer les pneus médiums. Nous avons choisi de nous arrêter assez tôt pour passer les tendres, mais la dégradation s’est avérée importante, d’où un deuxième relais très long et compliqué.
Nous allons tout revoir, mais fondamentalement, nous avons manqué de performance ici. C’est un circuit unique, mais je suis sûr que nous pouvons améliorer certains points. J’espère que nous pourrons progresser d’ici São Paulo, même si la dynamique ne plaide pas en notre faveur. Je reste motivé, nous faisons tous de notre mieux et nous nous poussons mutuellement.
Nous devons simplement continuer à tirer le maximum de ce que nous avons entre les mains sur la fin de saison. »
Franco Colapinto (16e) :
« Mis à part le rythme prometteur montré dans le dernier relais, en pneus tendres et avec peu d’essence, l’après-midi a été long et solitaire. Nous sommes partis avec les durs pour aller loin et tenter de saisir la moindre occasion, mais il nous manquait un peu de rythme pour vraiment rester dans le match.
Il n’y a pas grand-chose à dire ni à retenir de ce week-end compliqué pour l’équipe. Nous allons continuer à apprendre et à nous battre pour espérer être plus compétitifs au Brésil. J’ai hâte de retourner à São Paulo pour courir devant les fans sud-américains.
L’an dernier, ce week-end avait été riche en émotions pour diverses raisons, et je veux en profiter pleinement cette année en retrouvant les fans qui me soutiennent, même si les résultats ne sont pas encore au rendez-vous. »
Steve Nielsen, directeur général :
« Nous savions que l’après-midi serait difficile, et cela s’est confirmé aujourd’hui. Il faut saluer Pierre et Franco, qui ont tout donné malgré une situation compliquée, une voiture délicate à piloter et peu d’occasions de se battre véritablement en piste.
Côté stratégie, nous nous sommes adaptés à mi-course en faisant le pari de passer les tendres plus tôt avec Pierre, comme nous avons vu d’autres concurrents les faire fonctionner plus longtemps que prévu. À ce moment-là, nous savions que Franco tiendrait plus longtemps avec les durs et que les deux voitures se retrouveraient en fin de course.
Avec les leaders et les drapeaux bleus, nous avons traité les deux monoplaces équitablement et prudemment pour ne pas gêner ceux qui nous doublaient, tout en leur donnant la possibilité de se battre sans prendre de risque inutile. Ce week-end a été difficile pour l’équipe.
Bravo à tous pour leurs efforts constants, sur la piste comme dans les usines. Nous allons tous nous regrouper la semaine prochaine avant de partir pour São Paulo. »
Conclusion : Vers São Paulo, la nécessité de rebondir
Avec une dynamique peu favorable et une monoplace qui peine à performer sur les tracés à faible adhérence, BWT Alpine Formula One Team devra impérativement trouver des solutions avant le déplacement au Brésil.
L’Autódromo José Carlos Pace, théâtre de belles remontées par le passé pour l’écurie Renault (notamment en 2010 avec Kubica ou en 2008 avec Alonso), pourrait offrir une nouvelle opportunité de marquer les esprits – à condition d’optimiser les réglages dès le vendredi.
Tableau de performances – Grand Prix du Mexique 2025
| Pilote | Essais Libres | Qualifications | Position Finale | Pneus Départ | Arrêt au stand | Meilleur Tour |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pierre Gasly | EL2 : 20e (1’19”194), EL3 : 18e (1’18”412) | 18e (1’17”546) | 15e | Médiums neufs | Tour 33 | 1’22”271 |
| Franco Colapinto | EL1 : 9e (1’19”331), EL2 : 18e (1’18”721), EL3 : 19e (1’18”581) | 20e (1’17”670) | 16e | Durs neufs | Tour 48 | 1’21”342 |
| Paul Aron | EL1 : 15e (1’19”862) | – | – | – | – | – |
Données globales du week-end
| Donnée | Valeur globale | Pierre Gasly | Franco Colapinto | Paul Aron |
|---|---|---|---|---|
| Tours effectués | 118 tours | 30 tours | 59 tours | 29 tours |
| Kilométrage | 508 km | 129 km | 254 km | 125 km |
| Pneumatiques | C2, C4, C5 | C4, C5 | C2, C4, C5 | C2, C5 |
Source : BWT Alpine Formula One Team




Vous êtes mauvais vous faites honte a Renault sport estone ne sont pas capable de fabriquer un bon châssis pendant des décennies ils avaient le meilleur moteur du monde combien de fois ils ont été champion du monde